Dans mon ascension, je pénètre le crépuscule jusqu'à l'incandescence douce de ta sagesse.
Je danse ma résurrection dans la calme incantation de ta lumière.
Dans la sècheresse des temples, l'amour mendie quelques symboles à l'âme du monde.
L'harmonie de ta bouche est une armée de caméléons.
Les larmes du lion inscrivent son âme dans le fil du fleuve.
Sur la fresque, un papillon de jade suscite un tumulte multicolore tout autour du soleil de midi.
Pour l'œil, le symbole et son étrange surface constituent toujours une promesse de sens.
Les rituels du vieux sage sont une lente caresse sur son sablier.
Le cri muet de l'océan est une carapace de tranquillité.
Le carnaval produit un éveil étrange dans les chemins sinueux de la chair.
La soif de la guerre est toute entière contenue dans la magie acide du cri.
Dans cette prison de verre – la chair – une spirale de silence a établi sa capitale.
L'univers est un dieu aveugle qui tournoie dans l'obscurité profonde d'un précipice.
La chair est une étoffe-serpent tumultueuse.
Dans le prisme du labyrinthe, un navire glisse sur l'écume rayonnante.
Sur l'ombre de la guerre, la lune se silhouette comme un sabre immobile.
Dans la légèreté du crépuscule, un labyrinthe de lumières ouvre une transe propice au poème...
Un monastère liquide s'insinue doucement au coeur de l'orage.
Dans l'horreur de mon reflet, la couleur de la nuit, la saveur de la folie.
Dans le cercle de la mer l'infini rayonne parmi le brouillard des volcans.