Métamorphoses du sens

Classique de la sagesse universelle, recueil de divination..., ce texte inclassable a été composé il y a 3 000 ans par le poète-philosophe Erratophane. Nous vous proposons aujourd'hui la Métamorphose n°11 774, afin d'inspirer votre journée :


Un petit amour rappelle cette tombe.
Ces diadèmes enflammés ressemblent à dix fureurs.




Le sens est une cohérence donnée à des expériences disparates.
La vérité est la marque de l'esprit : pas d'esprit sans vérité, pas de vérité sans esprit.

Métamorphose n°16 590


Les révélations ont aussi plusieurs étincelles.

Métamorphose n°40 795


La pensée est comme une sphère qui contemple le feu.

Métamorphose n°14 178


A trop vouloir dormir on oublie son sablier...

Métamorphose n°21 074


Dans le vif des douleurs naît parfois une invisibilité féroce.

Métamorphose n°33 232


Une armée métallique ne fume pas moins que son tombeau.

Métamorphose n°10 520


Les lèvres violentes sont d'un sombre métal.

Métamorphose n°88 675


Des hyènes rappellent parfois une tempête qui s'effondre sur des perles.

Métamorphose n°78 794


La lune est un tunnel orné de rêves.

Métamorphose n°52 160


Les fumées, jamais immobiles, sont comme des symphonies qui clignotent,
des montagnes qui s'effacent, au passage du vent.

Métamorphose n°17 187


Crisser ne distille pas l'étroitesse qui renverse les vases.

Métamorphose n°68 467


Le mandala rappelle parfois la dureté affolée du vent qui noie les poissons.

Métamorphose n°36 588


Tout paysage est intérieur.

Métamorphose n°78 061


Les pommes sont des globes dont les humains grignotent les tonnerres.

Métamorphose n°43 607


Le sceptre ne peut se substituer à la couronne.

Métamorphose n°78 251


Les oiseaux parviennent à survoler les ruines.

Métamorphose n°94 744


Les villes ressemblent souvent à des papillons ivres.

Métamorphose n°10 484


Sangloter ne déchire pas les poussières.

Métamorphose n°61 029


L'œil joyeux ne regarde pas.

Métamorphose n°16 907


Le long de l'océan fêlé à la lumière lointaine,
Les flammes broussailleuses pétrissent les plaines affolées.

Métamorphose n°1 493


L'aube est comme une résurrection du temps.

Métamorphose n°56 047


Implorer les sabliers est inutile.

Métamorphose n°7 329


Un temple est comme un corps dépourvu de lanternes,
et les lions y parlent le langage des morts.

Métamorphose n°9 856


Un hiéroglyphe magique, s'il est seul, ne peut liquéfier l'arbre informatique.

Métamorphose n°67 106


Une sphère rêveuse dissimule des lointains qui glissent sur les magmas.
Cette sphère, c'est l'âme du savant, qui cherche et parfois trouve, et ainsi, bouleverse tout.

Métamorphose n°23 870


Un oracle est comme une mer qui soupire.

Métamorphose n°73 070


S'éloigner pour retrouver la lenteur est comme accéder à un verger savoureux.

Métamorphose n°84 871


Les psaumes sont les déliquescences qui mastiquent des chairs.
Leur vide ressemble à des jardins sinistres.

Métamorphose n°68 906


Explorer sa propre brume équivaut à se faire loup qui danse la transe.

Métamorphose n°60 374


L'harmonie ne règne pas.

Métamorphose n°99 483