Métamorphoses du sens

Classique de la sagesse universelle, recueil de divination..., ce texte inclassable a été composé il y a 3 000 ans par le poète-philosophe Erratophane. Nous vous proposons aujourd'hui la Métamorphose n°83 296, afin d'inspirer votre journée :


Ton astrologue fait penser à ce lion-vision qui mendie cet amour.




Les lèvres violentes sont d'un sombre métal.

Métamorphose n°58 771


Les carnavals arborent parfois des squelettes facettés qui tournoient.
Mais leurs vies ne scintillent pas.

Métamorphose n°25 738


Les fumées, jamais immobiles, sont comme des symphonies qui clignotent,
des montagnes qui s'effacent, au passage du vent.

Métamorphose n°92 867


A trop vouloir dormir on oublie son sablier...

Métamorphose n°26 997


La pensée est comme une sphère qui contemple le feu.

Métamorphose n°21 960


Le fracas se fige dans l'idole sinistre du chaos.

Métamorphose n°83 929


La paupière qui se ferme n'efface rien.

Métamorphose n°65 596


Les oiseaux parviennent à survoler les ruines.

Métamorphose n°77 328


Tout paysage est intérieur.

Métamorphose n°28 982


Dans le vif des douleurs naît parfois une invisibilité féroce.

Métamorphose n°34 798


Les lions mendient au croisement des chemins qu'ils empruntent.

Métamorphose n°76 279


Le sceptre ne peut se substituer à la couronne.

Métamorphose n°45 816


L'harmonie ne règne pas.

Métamorphose n°49 208


Les paupières nous cachent souvent des océans qui rayonnent.

Métamorphose n°34 170


Les prisons en peau de requin ont souvent sur elles des émeraudes qui se forment.

Métamorphose n°70 038


La lune est un tunnel orné de rêves.

Métamorphose n°67 108


Réunies en galaxies, les étoiles ont les bras qui s'enlisent dans l'univers.

Métamorphose n°93 396


Le sens est une cohérence donnée à des expériences disparates.
La vérité est la marque de l'esprit : pas d'esprit sans vérité, pas de vérité sans esprit.

Métamorphose n°66 433


L'aube est comme une résurrection du temps.

Métamorphose n°92 904


Le temps est un soupir-symbole asymétrique qui blanchit les haches.

Métamorphose n°65 702


Les forteresses ronflent d'un sommeil puissant, impressionnant, mais immobile.

Métamorphose n°81 827


Les incantations ne se forment pas occasionnellement :
car les incantations sont des tombes.

Métamorphose n°71 247


Les psaumes sont les déliquescences qui mastiquent des chairs.
Leur vide ressemble à des jardins sinistres.

Métamorphose n°20 396


Un paysage peint ne peut se substituer à l'incandescence démesurée du réel.

Métamorphose n°79 140


La galaxie tâche des mouches qui regardent une flûte.

Métamorphose n°79 502


Les révélations ont aussi plusieurs étincelles.

Métamorphose n°57 481


L'œil joyeux ne regarde pas.

Métamorphose n°43 661


Le long de l'océan fêlé à la lumière lointaine,
Les flammes broussailleuses pétrissent les plaines affolées.

Métamorphose n°66 197


Le mandala rappelle parfois la dureté affolée du vent qui noie les poissons.

Métamorphose n°32 593


Sangloter ne déchire pas les poussières.

Métamorphose n°24 659