Métamorphoses du sens

Classique de la sagesse universelle, recueil de divination..., ce texte inclassable a été composé il y a 3 000 ans par le poète-philosophe Erratophane. Nous vous proposons aujourd'hui la Métamorphose n°17 786, afin d'inspirer votre journée :


Cet os clignote.




On oublie souvent qu'un rire ne s'éteint jamais.

Métamorphose n°91 574


La lune est un tunnel orné de rêves.

Métamorphose n°11 066


L'aube est comme une résurrection du temps.

Métamorphose n°34 009


Le long de l'océan fêlé à la lumière lointaine,
Les flammes broussailleuses pétrissent les plaines affolées.

Métamorphose n°80 073


Le mandala rappelle parfois la dureté affolée du vent qui noie les poissons.

Métamorphose n°3 530


Implorer les sabliers est inutile.

Métamorphose n°79 541


Les rituels jouent de milliers de mécanismes.

Métamorphose n°54 530


Les savants académiques mastiquent un très grand nombre de tombes.

Métamorphose n°78 838


Réunies en galaxies, les étoiles ont les bras qui s'enlisent dans l'univers.

Métamorphose n°38 762


Les paupières nous cachent souvent des océans qui rayonnent.

Métamorphose n°47 159


Chaque symbole fatigué vibre encore : il revient à l'esprit de les revigorer.

Métamorphose n°32 360


Crisser ne distille pas l'étroitesse qui renverse les vases.

Métamorphose n°25 595


Les fumées, jamais immobiles, sont comme des symphonies qui clignotent,
des montagnes qui s'effacent, au passage du vent.

Métamorphose n°12 392


Tout paysage est intérieur.

Métamorphose n°33 302


Les incantations ne se forment pas occasionnellement :
car les incantations sont des tombes.

Métamorphose n°42 709


Un paysage peint ne peut se substituer à l'incandescence démesurée du réel.

Métamorphose n°96 382


L'œil joyeux ne regarde pas.

Métamorphose n°64 904


Le fracas se fige dans l'idole sinistre du chaos.

Métamorphose n°16 159


Ton requin funeste fait penser à un sourd qui se cogne aux parois du monde.

Métamorphose n°17 286


Le sceptre ne peut se substituer à la couronne.

Métamorphose n°66 620


Les oiseaux parviennent à survoler les ruines.

Métamorphose n°6 165


Le sens est une cohérence donnée à des expériences disparates.
La vérité est la marque de l'esprit : pas d'esprit sans vérité, pas de vérité sans esprit.

Métamorphose n°24 677


Sangloter ne déchire pas les poussières.

Métamorphose n°72 355


S'éloigner pour retrouver la lenteur est comme accéder à un verger savoureux.

Métamorphose n°51 439


Les pommes sont des globes dont les humains grignotent les tonnerres.

Métamorphose n°88 740


Le sable prend possession de la peau faite de souterrains et y distille son règne.

Métamorphose n°21 388


Explorer sa propre brume équivaut à se faire loup qui danse la transe.

Métamorphose n°30 377


Les carnavals arborent parfois des squelettes facettés qui tournoient.
Mais leurs vies ne scintillent pas.

Métamorphose n°61 768


Un oracle est comme une mer qui soupire.

Métamorphose n°25 172


Les psaumes sont les déliquescences qui mastiquent des chairs.
Leur vide ressemble à des jardins sinistres.

Métamorphose n°47 352