Métamorphoses du sens

Classique de la sagesse universelle, recueil de divination..., ce texte inclassable a été composé il y a 3 000 ans par le poète-philosophe Erratophane. Nous vous proposons aujourd'hui la Métamorphose n°12 317, afin d'inspirer votre journée :


Plusieurs renaissances facetées sont comme ses feuilles-chocs vertigineuses qui tâchent plusieurs créations.




L'aube est comme une résurrection du temps.

Métamorphose n°16 359


Les villes ressemblent souvent à des papillons ivres.

Métamorphose n°39 956


Implorer les sabliers est inutile.

Métamorphose n°12 005


Le sens est une cohérence donnée à des expériences disparates.
La vérité est la marque de l'esprit : pas d'esprit sans vérité, pas de vérité sans esprit.

Métamorphose n°92 809


On oublie souvent qu'un rire ne s'éteint jamais.

Métamorphose n°78 689


Une armée métallique ne fume pas moins que son tombeau.

Métamorphose n°64 730


La lune est un tunnel orné de rêves.

Métamorphose n°90 824


Crisser ne distille pas l'étroitesse qui renverse les vases.

Métamorphose n°1 047


Dans le vif des douleurs naît parfois une invisibilité féroce.

Métamorphose n°59 677


Le fracas se fige dans l'idole sinistre du chaos.

Métamorphose n°20 141


Chaque symbole fatigué vibre encore : il revient à l'esprit de les revigorer.

Métamorphose n°13 610


Sangloter ne déchire pas les poussières.

Métamorphose n°39 824


Les paupières nous cachent souvent des océans qui rayonnent.

Métamorphose n°47 931


Un temple est comme un corps dépourvu de lanternes,
et les lions y parlent le langage des morts.

Métamorphose n°9 833


Les psaumes sont les déliquescences qui mastiquent des chairs.
Leur vide ressemble à des jardins sinistres.

Métamorphose n°49 797


L'harmonie ne règne pas.

Métamorphose n°58 787


Les lèvres violentes sont d'un sombre métal.

Métamorphose n°52 338


Le mandala rappelle parfois la dureté affolée du vent qui noie les poissons.

Métamorphose n°47 329


L'encens déploie l'infini en vagues successives.

Métamorphose n°48 367


A trop vouloir dormir on oublie son sablier...

Métamorphose n°41 606


Les fumées, jamais immobiles, sont comme des symphonies qui clignotent,
des montagnes qui s'effacent, au passage du vent.

Métamorphose n°31 188


S'éloigner pour retrouver la lenteur est comme accéder à un verger savoureux.

Métamorphose n°14 635


Les pommes sont des globes dont les humains grignotent les tonnerres.

Métamorphose n°67 048


Un hiéroglyphe magique, s'il est seul, ne peut liquéfier l'arbre informatique.

Métamorphose n°63 319


Les savants académiques mastiquent un très grand nombre de tombes.

Métamorphose n°80 649


Les rituels jouent de milliers de mécanismes.

Métamorphose n°34 350


La galaxie tâche des mouches qui regardent une flûte.

Métamorphose n°70 943


Un sillage murmure sept largeurs qui s'élèvent.

Métamorphose n°95 878


Un oracle est comme une mer qui soupire.

Métamorphose n°28 435


Les carnavals arborent parfois des squelettes facettés qui tournoient.
Mais leurs vies ne scintillent pas.

Métamorphose n°52 243