Métamorphoses du sens

Classique de la sagesse universelle, recueil de divination..., ce texte inclassable a été composé il y a 3 000 ans par le poète-philosophe Erratophane. Nous vous proposons aujourd'hui la Métamorphose n°23 905, afin d'inspirer votre journée :


Les vibrations n'ont rien à voir avec deux astrologues sourds.
Ce caméléon a aussi d'innombrables âmes rivales.




Le temps est un soupir-symbole asymétrique qui blanchit les haches.

Métamorphose n°31 102


Les prisons en peau de requin ont souvent sur elles des émeraudes qui se forment.

Métamorphose n°29 578


A trop vouloir dormir on oublie son sablier...

Métamorphose n°9 380


Ton requin funeste fait penser à un sourd qui se cogne aux parois du monde.

Métamorphose n°42 898


Les carnavals arborent parfois des squelettes facettés qui tournoient.
Mais leurs vies ne scintillent pas.

Métamorphose n°80 751


Les rituels jouent de milliers de mécanismes.

Métamorphose n°773


Sangloter ne déchire pas les poussières.

Métamorphose n°38 142


L'encens déploie l'infini en vagues successives.

Métamorphose n°91 374


Les pommes sont des globes dont les humains grignotent les tonnerres.

Métamorphose n°33 617


Crisser ne distille pas l'étroitesse qui renverse les vases.

Métamorphose n°22 263


Les lions mendient au croisement des chemins qu'ils empruntent.

Métamorphose n°71 670


La gloire ne renverse pas le passage des saisons.

Métamorphose n°24 443


Les révélations ont aussi plusieurs étincelles.

Métamorphose n°40 272


On oublie souvent qu'un rire ne s'éteint jamais.

Métamorphose n°71 801


Un sillage murmure sept largeurs qui s'élèvent.

Métamorphose n°31 915


Les psaumes sont les déliquescences qui mastiquent des chairs.
Leur vide ressemble à des jardins sinistres.

Métamorphose n°13 996


Explorer sa propre brume équivaut à se faire loup qui danse la transe.

Métamorphose n°76 790


Les savants académiques mastiquent un très grand nombre de tombes.

Métamorphose n°17 394


Un seul lac renverse la sécheresse.

Métamorphose n°61 547


La pensée est comme une sphère qui contemple le feu.

Métamorphose n°33 549


Une sphère rêveuse dissimule des lointains qui glissent sur les magmas.
Cette sphère, c'est l'âme du savant, qui cherche et parfois trouve, et ainsi, bouleverse tout.

Métamorphose n°2 946


Des hyènes rappellent parfois une tempête qui s'effondre sur des perles.

Métamorphose n°16 844


Implorer les sabliers est inutile.

Métamorphose n°36 182


Le sable prend possession de la peau faite de souterrains et y distille son règne.

Métamorphose n°54 096


S'éloigner pour retrouver la lenteur est comme accéder à un verger savoureux.

Métamorphose n°29 903


Tout paysage est intérieur.

Métamorphose n°81 791


Un oracle est comme une mer qui soupire.

Métamorphose n°44 418


Dans le vif des douleurs naît parfois une invisibilité féroce.

Métamorphose n°81 990


Le long de l'océan fêlé à la lumière lointaine,
Les flammes broussailleuses pétrissent les plaines affolées.

Métamorphose n°26 234


Les villes ressemblent souvent à des papillons ivres.

Métamorphose n°88 252