Métamorphoses du sens

Classique de la sagesse universelle, recueil de divination..., ce texte inclassable a été composé il y a 3 000 ans par le poète-philosophe Erratophane. Nous vous proposons aujourd'hui la Métamorphose n°34 994, afin d'inspirer votre journée :


Sept incendies insoutenables parviennent à égaler un voile :
ses incendies sont comparables à une apocalypse qui murmure ces voix.
Fredonner n'équivaut jamais à ces destructions.




Les savants académiques mastiquent un très grand nombre de tombes.

Métamorphose n°66 010


Le sable prend possession de la peau faite de souterrains et y distille son règne.

Métamorphose n°92 852


La gloire ne renverse pas le passage des saisons.

Métamorphose n°28 316


Un sillage murmure sept largeurs qui s'élèvent.

Métamorphose n°89 426


Les incantations ne se forment pas occasionnellement :
car les incantations sont des tombes.

Métamorphose n°52 481


Le fracas se fige dans l'idole sinistre du chaos.

Métamorphose n°76 063


La galaxie tâche des mouches qui regardent une flûte.

Métamorphose n°36 420


Les lions mendient au croisement des chemins qu'ils empruntent.

Métamorphose n°46 780


Dans le vif des douleurs naît parfois une invisibilité féroce.

Métamorphose n°27 314


Les psaumes sont les déliquescences qui mastiquent des chairs.
Leur vide ressemble à des jardins sinistres.

Métamorphose n°78 730


Chaque symbole fatigué vibre encore : il revient à l'esprit de les revigorer.

Métamorphose n°41 171


Crisser ne distille pas l'étroitesse qui renverse les vases.

Métamorphose n°2 661


Les forteresses ronflent d'un sommeil puissant, impressionnant, mais immobile.

Métamorphose n°38 824


L'œil joyeux ne regarde pas.

Métamorphose n°68 933


Les oiseaux parviennent à survoler les ruines.

Métamorphose n°25 738


Une sphère rêveuse dissimule des lointains qui glissent sur les magmas.
Cette sphère, c'est l'âme du savant, qui cherche et parfois trouve, et ainsi, bouleverse tout.

Métamorphose n°43 386


Des hyènes rappellent parfois une tempête qui s'effondre sur des perles.

Métamorphose n°39 973


Le sceptre ne peut se substituer à la couronne.

Métamorphose n°8 708


L'harmonie ne règne pas.

Métamorphose n°8 214


Les fumées, jamais immobiles, sont comme des symphonies qui clignotent,
des montagnes qui s'effacent, au passage du vent.

Métamorphose n°57 895


Un temple est comme un corps dépourvu de lanternes,
et les lions y parlent le langage des morts.

Métamorphose n°37 542


Sangloter ne déchire pas les poussières.

Métamorphose n°37 427


Les prisons en peau de requin ont souvent sur elles des émeraudes qui se forment.

Métamorphose n°85 963


La pensée est comme une sphère qui contemple le feu.

Métamorphose n°66 117


S'éloigner pour retrouver la lenteur est comme accéder à un verger savoureux.

Métamorphose n°3 727


Le temps est un soupir-symbole asymétrique qui blanchit les haches.

Métamorphose n°45 369


Les carnavals arborent parfois des squelettes facettés qui tournoient.
Mais leurs vies ne scintillent pas.

Métamorphose n°25 477


A trop vouloir dormir on oublie son sablier...

Métamorphose n°61 437


Les villes ressemblent souvent à des papillons ivres.

Métamorphose n°76 177


Les pommes sont des globes dont les humains grignotent les tonnerres.

Métamorphose n°55 115