Métamorphoses du sens

Classique de la sagesse universelle, recueil de divination..., ce texte inclassable a été composé il y a 3 000 ans par le poète-philosophe Erratophane. Nous vous proposons aujourd'hui la Métamorphose n°60 996, afin d'inspirer votre journée :


Rougir de quatre mirages ferme là un spasme rutilant,
leurs fracas ne frémissent pas là-bas.
S'effondrer sur un autel ne rayonne pas surtout.




La pensée est comme une sphère qui contemple le feu.

Métamorphose n°89 767


L'œil joyeux ne regarde pas.

Métamorphose n°67 841


Une sphère rêveuse dissimule des lointains qui glissent sur les magmas.
Cette sphère, c'est l'âme du savant, qui cherche et parfois trouve, et ainsi, bouleverse tout.

Métamorphose n°79 501


Les savants académiques mastiquent un très grand nombre de tombes.

Métamorphose n°39 372


Un seul lac renverse la sécheresse.

Métamorphose n°91 316


Sangloter ne déchire pas les poussières.

Métamorphose n°17 900


L'aube est comme une résurrection du temps.

Métamorphose n°13 415


Un sillage murmure sept largeurs qui s'élèvent.

Métamorphose n°82 834


Un temple est comme un corps dépourvu de lanternes,
et les lions y parlent le langage des morts.

Métamorphose n°46 814


Les rituels jouent de milliers de mécanismes.

Métamorphose n°50 071


S'éloigner pour retrouver la lenteur est comme accéder à un verger savoureux.

Métamorphose n°54 935


Les lions mendient au croisement des chemins qu'ils empruntent.

Métamorphose n°88 307


Un oracle est comme une mer qui soupire.

Métamorphose n°67 209


L'harmonie ne règne pas.

Métamorphose n°62 064


Le sens est une cohérence donnée à des expériences disparates.
La vérité est la marque de l'esprit : pas d'esprit sans vérité, pas de vérité sans esprit.

Métamorphose n°19 110


Une armée métallique ne fume pas moins que son tombeau.

Métamorphose n°49 218


Les psaumes sont les déliquescences qui mastiquent des chairs.
Leur vide ressemble à des jardins sinistres.

Métamorphose n°10 634


Les incantations ne se forment pas occasionnellement :
car les incantations sont des tombes.

Métamorphose n°23 500


L'encens déploie l'infini en vagues successives.

Métamorphose n°94 750


La lune est un tunnel orné de rêves.

Métamorphose n°94 774


Dans le vif des douleurs naît parfois une invisibilité féroce.

Métamorphose n°17 110


Les fumées, jamais immobiles, sont comme des symphonies qui clignotent,
des montagnes qui s'effacent, au passage du vent.

Métamorphose n°82 214


Le sable prend possession de la peau faite de souterrains et y distille son règne.

Métamorphose n°23 857


Le mandala rappelle parfois la dureté affolée du vent qui noie les poissons.

Métamorphose n°98 910


Le fracas se fige dans l'idole sinistre du chaos.

Métamorphose n°69 283


Le temps est un soupir-symbole asymétrique qui blanchit les haches.

Métamorphose n°42 253


La galaxie tâche des mouches qui regardent une flûte.

Métamorphose n°58 718


Chaque symbole fatigué vibre encore : il revient à l'esprit de les revigorer.

Métamorphose n°17 775


On oublie souvent qu'un rire ne s'éteint jamais.

Métamorphose n°67 747


A trop vouloir dormir on oublie son sablier...

Métamorphose n°89 308